Avec Bureautix et Sécurix, l’État français passe à Linux… et adopte des noms dignes d’Astérix. Et si ce n’était que le début ? L’idée de faire cet article, ce petit billet d’humour viens simplement de l’article « Adieux Windows » de frandroid.
Ils ont osé : Linux version Gaulois
C’est une info qui sent bon la potion magique : l’État français développe sa propre suite Linux avec des noms comme “Bureautix” et “Sécurix”.
Selon les premières infos, Sécurix repose sur une base Linux sécurisée (notamment via des systèmes durcis type NixOS adaptés aux exigences de l’ANSSI) . En clair : du sérieux sous le capot… mais avec un nom qui donne envie d’aller chasser du sanglier.
Astérix n’est plus une BD, c’est une roadmap IT
J’ai bien lu l’article de frandroid, ils ne disent pas grand chose sur les noms des logiciels, distribution. Mais ils parlent plutôt côté technique. Pour cela, je vous laisse lire directement leur article. Mais franchement, à ce niveau-là, avec ces deux noms, autant assumer jusqu’au bout.
On a déjà posé les bases :
Bureautix (pour toute la bureautique du quotidien)
Sécurix (pour tout ce qui touche à la sécurité)
Et à partir de là, une question s’impose naturellement : 👉 où sont passés les autres ?
Je me demandais comment ils allaient appeler les logiciels de bases, comme par exemple la suite Office (même qu’ils ont déjà leur propre suite avec Visio qui remplace Zoom…) Alors voici un peu la suite logique dont j’ai eu l’idée pour quelques uns pour renommer les noms connu comme Edge, Word, Excel… avec des noms gaulois. En voici quelques exemple :
Réseautix → pour administrer les réseaux de l’État sans perdre 3 jours dans un ticket
Cloudix → le cloud souverain… probablement hébergé entre deux menhirs
Impôtix → celui-là, rien que le nom met déjà en alerte
Bugix → celui qu’on croise plus souvent que prévu
Correctifix → le module fantôme qu’on attend dans chaque mise à jour
Formulairix → l’ennemi officiel du citoyen français
Et évidemment, si on étend la logique au quotidien numérique :
Edgeix → le navigateur qui plante mais “dans une démarche de souveraineté numérique”
Wordix → pour écrire des rapports administratifs de 48 pages sans respirer
Excelix → celui où une cellule cassée déclenche une crise diplomatique
Outlookix → pour recevoir 300 mails internes dont 297 “réunion déplacée”
PowerPointix → l’arme de destruction massive des réunions de 9h
Le vrai problème ? On adore ça
Le vrai problème ? On adore ça
Soyons honnêtes deux minutes : sur le papier, on pourrait facilement se moquer de tout ça, lever un sourcil, lâcher un petit sourire en coin et passer à autre chose… mais en réalité, il se passe exactement l’inverse.
Parce que oui, c’est génial.
Et c’est même peut-être là que réside toute la surprise.
Pourquoi ? Tout simplement parce que, pour une fois, on a quelque chose qui sort du lot, quelque chose de mémorable, quelque chose de profondément français — et surtout, quelque chose d’infiniment moins indigeste qu’un nom du type “Suite Numérique Interministérielle v2.4.1”.
Mais au-delà du clin d’œil, il y a un détail qu’on sous-estime souvent : ça crée une identité.
Une vraie.
Pas un empilement de briques techniques anonymes, pas un projet froid noyé dans des acronymes, mais un univers, presque une narration, qui donne du sens à l’ensemble.
Et sans trop forcer le trait, on se rend compte qu’on est littéralement en train de transformer Linux en village gaulois moderne, structuré, organisé… mais toujours prêt à résister encore et toujours à l’envahisseur.
Un envahisseur qui, au hasard, pourrait très bien s’appeler Windows.
Microsoft dans le rôle de Jules César ?
Difficile de ne pas faire le parallèle.
D’un côté, un empire tentaculaire, omniprésent, installé depuis des décennies, avec des logiciels partout et une domination presque naturelle.
De l’autre, une petite bande d’irréductibles, armés de logiciel libre, portés par une volonté de souveraineté numérique et une certaine idée de l’indépendance.
Oui, on est clairement dans une version moderne de
👉 Astérix contre Rome… mais en version IT.
Et le plus surprenant dans tout ça, c’est que ça donne presque envie de suivre le projet, non pas uniquement pour ses enjeux techniques, mais pour voir jusqu’où ils vont oser aller.
Et si c’était une stratégie (presque) brillante ?
Parce qu’au fond, derrière la blague et les noms qui font sourire, il y a peut-être quelque chose de beaucoup plus malin qu’il n’y paraît.
Une idée simple, presque évidente, mais redoutablement efficace : rendre le numérique public plus accessible.
Car entre nous, un agent administratif retiendra toujours plus facilement une consigne comme “lance Sécurix” qu’une phrase interminable du type “initialise l’environnement sécurisé conforme ANSSI niveau 3”.
C’est simpliste, oui.
C’est un peu idiot, peut-être.
Mais ça fonctionne.
Et parfois, c’est exactement ce qu’on demande.
Maintenant, on attend le boss final
Parce qu’à ce stade, s’ils veulent vraiment aller au bout de leur logique, il reste une dernière étape à franchir.
Assumer totalement.
Et là, il n’y a pas cinquante options :
👉 sortir un Panoramix OS
ou, encore mieux, un Républiquix
Et très honnêtement, si on en arrive là… je pense qu’on signe tous sans trop réfléchir.
Conclusion : entre génie et délire… on valide
Oui, c’est un peu ridicule.
Oui, ça fait sourire.
Mais dans un monde saturé d’acronymes incompréhensibles, de logiciels impersonnels et de projets sans âme, voir apparaître un peu d’Astérix dans l’administration, ça a quelque chose de rafraîchissant.
Et au pire ?
On aura au moins gagné une chose assez rare pour être soulignée :
👉 la première migration Linux de l’histoire… qui réussit à faire rire.
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