La question du jour : faut-il avoir une audience pour donner son avis sur internet ?
Il y a quelques temps que j’ai cet article en brouillon, mais oui cette histoire c’est vraiment passée, mais j’ai voulu le publier à froid, et prendre le temps dans sa rédaction.
Tout est parti d’un article… et d’un tweet
Tout est parti d’un article publié sur mon site critique-audiencestv.fr, que j’ai ensuite partagé sur X (Twitter).
Un sujet médias, comme j’en fais régulièrement.
Un angle qui fait réagir, comme souvent dans ce domaine.
Et justement… ça a réagi.
Parmi les réponses, une remarque assez directe :
“Tu as eu une quinzaine de lecteurs. Donc tu n’as aucun avis sur ce que tu publies ?”
Pas d’agressivité particulière, mais une vraie question derrière :
est-ce que le nombre de lecteurs détermine la valeur de ce que l’on publie ?
Audience et légitimité : une confusion très répandue
Aujourd’hui, sur Internet, tout tourne autour des chiffres.
Les vues.
Les clics.
Les impressions.
Les partages.
C’est devenu un réflexe : on regarde les performances avant même de regarder le contenu.
Résultat : on finit par mélanger deux choses très différentes :
- la visibilité
- la pertinence
Un contenu peu lu est vite considéré comme inutile.
Un article qui ne “performe” pas est perçu comme sans intérêt.
Mais en réalité, ce n’est pas aussi simple.
Une idée ne devient pas pertinente parce qu’elle fait du trafic.
Et inversement, ce n’est pas parce qu’elle est peu lue qu’elle n’a aucune valeur.
Tous les médias commencent avec… zéro lecteur
Quand on regarde aujourd’hui certains sites bien installés, on oublie souvent une chose essentielle : ils ont tous commencé de zéro.
Des sites comme Puremédias, Ozap ou encore Jean-Marc Morandini font aujourd’hui des audiences importantes.
Mais au début ?
Très peu de lecteurs.
Très peu de visibilité.
Et pourtant… ils publiaient déjà.
Ils prenaient des positions.
Ils proposaient des sujets.
Ils construisaient leur ligne éditoriale.
Si on suit la logique “pas d’audience = pas de légitimité”, alors aucun de ces médias n’aurait dû exister. Je pourrais dire la même chose quand on lance un business en e-commerce, au tout départ, à la création du site, on est pas hyper connu, mais cela viens avec le temps comme par exemple pour le très célèbre Amazon.
Construire une audience, ça ne se décrète pas
On a parfois l’impression que certains sites “explosent” du jour au lendemain.
Mais dans la réalité, c’est rarement le cas.
Construire une audience prend du temps :
- publier régulièrement
- tester des sujets
- comprendre ce qui intéresse
- accepter que tout ne fonctionne pas
C’est un processus.
Et surtout : on ne commence jamais avec une audience.
On commence avec… rien.
L’exemple le plus connu : Amazon
C’est un cliché, mais il reste parlant. Amazon, au départ, c’est une simple librairie en ligne. Pas un géant du e-commerce, ni une machine mondiale.
Juste un projet qui démarre.
Pas des millions de clients.
Pas une visibilité énorme.
Ce qui fait la différence, ce n’est pas l’audience de départ.
C’est la capacité à continuer.
Sur le web, c’est exactement la même logique.
Écrire, même pour peu de lecteurs, a du sens
Publier un article, ce n’est pas seulement chercher du trafic.
C’est aussi :
- structurer ses idées
- tester un angle
- créer une ligne éditoriale
- apprendre à écrire pour un public
Même avec peu de lecteurs, chaque publication compte.
C’est une brique de plus.
Je ne publie pas parce que j’ai une audience.
Je publie pour en construire une.
Faire réagir, c’est aussi faire vivre un sujet
Certains contenus passent inaperçus.
D’autres déclenchent des réactions.
Et parfois, ces réactions sont critiques.
Mais au fond, ce n’est pas forcément négatif.
Un sujet qui fait parler est un sujet qui existe.
Un contenu qui provoque un échange remplit déjà un rôle.
Le vrai problème, ce n’est pas d’avoir peu de réactions.
C’est de n’en avoir aucune.
Faut-il attendre d’avoir une audience pour publier ?
C’est probablement la vraie question.
Attendre d’avoir des lecteurs pour publier,
c’est prendre le problème à l’envers.
Parce que l’audience ne vient pas avant le contenu.
Elle vient après.
À force de publier.
À force de tester.
À force d’être présent.
Continuer, tout simplement
Aujourd’hui, je n’ai pas une audience massive. Mais ce n’est pas un point de blocage.
C’est un point de départ.
Tous les projets passent par là.
Alors je continue :
- à écrire
- à publier
- à proposer des sujets
Aujourd’hui, on est quelques-uns à lire.
Demain, peut-être plus.
Mais si j’attends d’avoir du monde pour m’exprimer,
je ne commencerai jamais.
FAQ
Peut-on publier sans audience ?
Oui. Tous les créateurs de contenu commencent sans audience. Publier régulièrement est justement ce qui permet de la construire.
L’audience rend-elle un contenu plus pertinent ?
Non. L’audience mesure la visibilité, pas la qualité ou la pertinence d’un contenu.
Pourquoi continuer à écrire avec peu de lecteurs ?
Parce que chaque contenu permet de progresser, de tester des sujets et de construire progressivement une audience.
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